Guéri du COVID-19, le ministre Atcha Dédji Affoh témoigne : «  Le virus est là » !

Disparu de la scène depuis quelque temps,  le ministre des Enseignements primaire et secondaire serait, selon des rumeurs  persistantes, infecté par le corona virus. Information confirmée mercredi 16 septembre 2020 par l’intéressé lui-même, qui au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Coordination nationale  de riposte, a rendu un témoignage émouvant. De quoi persuader les Togolais qui pensent  encore que le COVID-19 et une invention de l’occident !

Témoignage !

«  Vous m’avez posé la question de savoir : Est-ce des rumeurs ou réellement, j’ai été infecté. Je vous annonce et je vous confirme que j’ai été infecté par le virus. J’ai fait la maladie. Il y a des porteurs sains. Des porteurs asymptomatiques. Mais, moi j’ai eu des symptômes. Et si je suis là, c’est pour témoigner et vous dire mon vécu. Le virus est là et c’est une réalité.

J’ai été indisposé, j’avais un palu que je traitais, pendant 8 jours. De temps en temps, il m’est arrivé d’avoir des fractions de secondes de vertiges. J’ai commencé à me poser des questions. Comme quoi, le palu là est terrible. Ou bien, ce sont des signes de néuro-palu.

Après huit (8) jours, le lundi le 16 ou 17 août, vers 13h30-14h00, j’ai commencé à sentir le froid. J’ai éteint la clim. Jusqu’au soir je ne me sentais pas bien. Je me suis dit le palu là, il s’accentue. Mardi pareil. Mercredi, nous étions à une manifestation où, il y avait du monde. Vers 16h, j’ai commencé à avoir sérieusement des vertiges. Comme c’est au sein de la population, je me suis dit il ne faut pas que je tombe ici. J’étais avec un collègue ministre et je lui ai demandé de m’accompagner à ma voiture.
Pour arriver à ma voiture je dandinais. Je suis rentré directement chez moi. Vers 18h30, moi qui avais froid, maintenant j’ai chaud. Je mets la clim à fond. Maintenant, je transpirais. J’ai demandé à mes garçons de prendre des éventails, car j’avais besoins d’air. J’avais le vertige intensément, je transpirais. A un moment donné j’ai commencé à avoir mal au ventre comme si j’avais la diarrhée. Et ça s’accentuait. Je me suis levé pour aller aux toilettes. Je dandins, on m’a tenu. J’ai passé 45 minutes aux toilettes, et pendant ce temps on continuait à me ventiler. Heureusement j’ai pu faire les sels. Après 5 minutes je me suis senti soulager. Le vertige est parti. Mais, je me sentais très faible. En ce moment je me suis dit ce palu s’accentue et s’est aggravé. J’ai eu l’idée et je me suis dit je vais appeler le coordonnateur, le colonel Djibril. Je l’appelle pour lui dire, depuis plus d’une semaine j’ai le palu. Et j’aimerais qu’il envoie quelqu’un demain matin pour me faire une goutte épaisse, mais surtout, j’ai l’impression, je ne sais pas, il faut vérifier, il me faut faire un test de Covid-19. C’est ainsi que le jeudi matin, il m’a envoyé deux médecins qui sont venus me faire le prélèvement, il sont venus vers 8h- 8 h30.

Je suis parti au bureau, mais je me sentais très affaibli et j’avais mal. Mais, j’ai travaillé jusqu’à 14h30-15h00. C’est là que je suis retourné à la maison pour aller me coucher. Le lendemain vendredi, Je reçois les résultats. Et c’est là que c’était avéré qu’effectivement, j’étais infecté par le virus.
Dès que le résultat est tombé, je n’ai pas tardé une minute. J’ai rappelé le colonel. Il avait de toute façon le résultat et c’est lui-même qui me l’a communiqué. Il m’a dit, il faut qu’il m’amène au CHU. C’est comme ça que j’ai fait mon sac. J’ai appelé ma femme qui m’a accompagné au CHU. C’était très bien aménagé. J’ai dit que j’ai des cas contacts. Autour de moi une trentaine de personnes. Il faut qu’on leur prélève. C’est comme ça que ce vendredi, trente personnes ont été prélevées. Le lendemain samedi les résultats tombent. Il y a ma femme, ma fille, mon petit fils qui a 8 mois, mon escorte, la nièce à ma femme. C’est comme ça que nous nous sommes tous retrouvés en famille à l’hôpital et le traitement a commencé.

Surtout dans ma région, il y en a qui disent aujourd’hui que c’est des histoires. Cette maladie -là, c’est chez les blancs. Il n’y a pas ça au Togo. Au Togo, la coordination nationale a pris des mesures et avec le professionnalisme de nos médecins. Je crois que c’est ça qui nous a sauvé. Les gens pensent qu’il faut avoir 2000 à 5000 morts avant de croire. Pourtant, à la télé, nous voyons ce qui se passe dans le monde et au Togo, c’est pour ça, nous devons louer le seigneur. Le virus est là. Mais vu le professionnalisme du corps médical, le comité scientifique, l’implication personnelle du chef de l’Etat. C’est ça qui fait que le Covid-19 est maîtrisé au Togo. »

 

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