Togo/ 60 milliards FCFA pour entretenir et améliorer l’écosystème forestier  

Investir 60 milliards de FCFA dans la protection et l’amélioration de l’écosystème forestier, c’est l’ambition du gouvernement togolais à travers  le Plan national d’investissement forestier (PNIF), prévu sur cinq ans.

En cours depuis 2018 et ce jusqu’à 2022, le PNIF comprend trois axes : la gestion des aires protégées ; la gestion des écosystèmes forestiers ; la sensibilisation ainsi que la mobilisation des ressources.  Ce plan  est lié au Programme de convergence des écosystèmes forestiers dans la CEDEAO. Il vise d’une certaine manière à développer la coopération entre les pays, de façon à favoriser les initiatives communes transfrontalières ; à lutter contre le commerce illicite des ressources forestières et à protéger la faune et la flore.

A l’horizon 2030, le Togo prévoit de restaurer 1,4 millions d’hectares déboisés ou dégradés pour atteindre un taux de couvert végétal de plus de 10% par rapport au taux de déforestation qui est passé de 5% à 0,42% durant les 05 dernières années. Pour y parvenir, l’Etat pourra compter sur  l’approche  participative de gestion durable des forêts basée sur l’aménagement des aires protégées par les populations riveraines et la régénération des ressources.

Pour 2020, le Togo veut restaurer 35.000 hectares de forêts, planter 10.000 ha, 5000 ha d’agro-forêts et 20.000 ha de forêts enrichies. Précédemment, les efforts des pépiniéristes permettent de disposer aujourd’hui de 5.732.200 plants, toutes essences confondues, pour la campagne nationale de reboisement 2020.

Le Togo a une couverture forestière de 24,24% et veut atteindre un taux de 30% dans les années à venir.  Le secteur forestier garantit la sécurité alimentaire, contribue à l’alimentation du bétail, aux soins de santé primaire, à l’approvisionnement en énergie domestique des populations, fournissent des services environnementaux.

La superficie totale des plantations au Togo est estimée à 53.000 ha en 2016. Ces plantations sont étatiques, privées, scolaires ou communautaires. Celles de l’Etat s’étendent sur plus de 20.000 hectares contre 33.000 hectares de plantations appartenant aux particuliers, aux acteurs scolaires et communautaires. Tout calcul fait, cette performance traduit un taux de reboisement annuel croissant qui a quitté 1000 hectares dans les années 1980 pour s’établir à 2000 hectares à partir de 2010.

 

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