Togo/ Une lutte sans merci contre la mortalité néonatale

En 2016 débutait  au Togo, et ce pour trois ans, un projet d’amélioration de l’accès aux soins et aux services de planification familiale, ainsi que de renforcement des capacités des équipes du ministère. Les  régions Maritime et des  Plateaux, sont les zones ciblées par ce projet  qui vise à  accroître l’accessibilité et la qualité des soins, à renforcer la gestion dans les structures sanitaires de ces régions et à former leur personnel.

Le projet constitue une réponse des pouvoirs publics  à la  mortalité infanto-juvénile particulièrement élevée (123%),  en raison des maladies infectieuses et parasitaires, et de la mortalité maternelle (350 pour 100 000 naissances vivantes) dues en grande partie à la faible accessibilité géographique et financière des populations aux soins obstétriques et néonataux, particulièrement en milieu rural.

Au total 22 formations sanitaires bénéficient du projet  qui consiste en   la  mise à niveau des soins obstétricaux et néonataux d’urgence, la réhabilitation des structures, l’équipement et la formation du personnel. Au même moment, leur gestion et le recouvrement des coûts s’améliorent au fil du temps.

A terme, le projet va réduire de 20% la mortalité néonatale, de 25% la mortalité maternelle et augmentera la prévalence contraceptive de 5% dans les régions concernées.

Afin d’aider le Togo dans la mise en œuvre de son Plan national de développement sanitaire (PNDS) l’Agence française de développement (AFD) appuie le ministère de la Santé dans la réalisation du projet SMN Muskoka. Il est destiné à renforcer la santé néonatale dans la région des Plateaux. Il aide le pays à donner aux citoyens les moyens de vivre une vie saine, promeut le bien-être de tous pour le développement durable. Précisément, les pouvoirs publics aménageront 10 structures sanitaires et réhabiliteront plusieurs plateaux techniques dans les hôpitaux et dispensaires de la région.

A l’horizon 2025,  le Togo envisage de  construire et équiper six (06) centres de santé mère-enfant sur l’étendue du territoire, couplé avec le doublement du nombre d’accoucheuses auxiliaires d’Etat. Il est également prévu la construction de cent (100) centres médicaux sociaux et la réhabilitation des centres de santé communautaires existants avec une attention particulière aux équipements en Soins obstétricaux et néonataux d’urgence (SONU) performants.

 

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